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ASCME

Ajout d’un stimulant à forte dose et d’une gestion des contingences axée sur l’engagement, seuls ou en combinaison, aux soins habituels pour la prise en charge du trouble lié à l’utilisation de méthamphétamine (ASCME) : essai contrôlé, randomisé et multicentrique pancanadien

Un essai clinique multicentrique, randomisé, à quatre groupes, à l’insu et contrôlé par placebo, visant à évaluer l’efficacité de l’ajout de lisdexamfétamine (250 mg) et de la gestion des contingences, seuls ou en combinaison, aux soins habituels pour réduire le nombre de jours de consommation de méthamphétamine chez des adultes présentant un trouble lié à l’utilisation de méthamphétamine d’intensité modérée à sévère.

Recrutement en cours. 

Didier Jutras-Aswad, MD, MS, FRCPC 

Environ 5 à 7 au Canada

N = 440

Adultes âgés de 18 à 55 ans, ayant reçu un diagnostic de trouble d’intensité modérée à sévère Methamphetamine (MA) use disorders. 

Essai multicentrique, randomisé, à quatre groupes, à double insu (composante LDX-01), ouvert (composante de gestion des contingences [GC]), avec augmentation progressive de la dose et contrôlé par placebo.

Cochercheurs et
sites participants
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CRCHUM

Dr.
Didier Jutras-Aswad

Amina Sow

Active

RAAC

Dr.
Paxton Bach

Sahar Shahidi

Active

CAMH

Dr.
Bernard LeFoll

Christine Ibrahim

Active

RAAM

Dr.
Monty Ghosh

Sana Jafri

Pending Activation

Queen St. Clinic

Dr.
George Carruthers 

Anja Salijevic

Pending Activation

RSRC

Dr.
Sara Davidson 

Christine Cross

Inactive

Objectifs

Objectif principal :

  • Déterminer si l’ajout de lisdexamfétamine (LDX) à forte dose et d’une gestion des contingences (GC) axée sur l’engagement, seuls ou en combinaison, aux soins habituels permet de réduire le nombre de jours de consommation de méthamphétamine chez les personnes présentant un trouble lié à l’utilisation de méthamphétamine d’intensité modérée à sévère, au cours d’une période de traitement d’entretien de 12 semaines. period. 

 

Objectif secondaire :

  • Mesurer l’effet des interventions entre les différents groupes de l’étude sur des critères de jugement cliniquement pertinents, notamment la qualité de vie, la rétention en traitement, d’autres indicateurs de consommation de méthamphétamine et d’autres substances, la santé mentale, la satisfaction à l’égard du traitement et l’engagement, les envies de consommer, l’innocuité et le rapport coût-efficacité.

  • Évaluer la situation d’emploi, les interactions avec le système de justice pénale, les comportements à risque, la consommation autodéclarée d’autres substances et les problèmes qui y sont associés, ainsi que d’autres résultats liés à la santé, et explorer les facteurs prédictifs de la réussite du traitement.
Contexte

À l’échelle mondiale, la méthamphétamine (MA) et les autres stimulants sont les deuxièmes substances illicites les plus consommées après le cannabis, qui est désormais légal dans certaines administrations (Nations Unies, 2018). Bien que la prévalence globale de la consommation de MA au Canada soit faible — 3,7 % des personnes au Canada âgées de 15 ans et plus déclarent en avoir consommé au moins une fois (Nations Unies, 2019) —, la consommation de MA constitue une préoccupation croissante en matière de santé publique. À l’échelle mondiale, la méthamphétamine (MA) et les autres stimulants sont les deuxièmes substances illicites les plus consommées après le cannabis, qui est désormais légal dans certaines administrations (Nations Unies, 2018). Bien que la prévalence globale de la consommation de MA au Canada soit faible — 3,7 % des personnes au Canada âgées de 15 ans et plus déclarent en avoir consommé au moins une fois (Nations Unies, 2019) —, la consommation de MA constitue une préoccupation croissante en matière de santé publique.  

L’augmentation de la consommation de MA au Canada coïncide avec sa présence croissante sur le marché des drogues illicites. Les taux de possession de MA ont augmenté de 590 % entre 2010 et 2017, tandis que la quantité de MA saisie par les organismes d’application de la loi a augmenté de 200 % entre 2014 et 2016 (Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances, 2018). La MA présente un fort potentiel de dépendance, et des symptômes de trouble lié à l’utilisation de substances peuvent apparaître dans la semaine suivant la première exposition (American Psychiatric Association, 2013). Les symptômes de sevrage comprennent la fatigue, la dépression, les idées suicidaires, l’anxiété et des envies intenses de consommer (Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances, 2018). La consommation à long terme est associée à des symptômes psychotiques (p. ex. paranoïa, hallucinations), à des comportements violents, à l’automutilation, à des symptômes dépressifs et à des idées suicidaires, ainsi qu’à un risque accru de transmission du VIH et de l’hépatite C (principalement en raison de comportements à risque) et d’événements cardiovasculaires (Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances, 2018; Siefried et al., 2020; Vearrier et al., 2012). 

Il n’existe actuellement aucun traitement pharmacologique du trouble lié à l’utilisation de méthamphétamine (MA) approuvé par Santé Canada ou par d’autres organismes de réglementation. La prise en charge clinique standard est couramment utilisée et comprend des composantes de thérapie cognitivo-comportementale et d’entrevue motivationnelle, mais peu d’interventions fondées sur les données probantes sont largement accessibles pour le traitement du trouble lié à l’utilisation de MA. Alors que la consommation de MA augmente au Canada, il est urgent de mettre en place une approche thérapeutique globale du trouble lié à l’utilisation de MA, qui comprend à la fois des options de traitement pharmacologique et psychosocial (Hill, 2015). 

Étude complémentaire
  • Approfondir la compréhension des essais cliniques randomisés en recherche sur l’usage de substances (AURA) : évaluation qualitative de la participation à la recherche sur le trouble lié à l’utilisation de méthamphétamine
    • Chercheuses principales : Lindsey Richardson (Ph. D.), Kate Jaffe | Cochercheur : Dr Didier Jutras-Aswad (M.D., M. Sc., FRCPC)
    • Financement : Programme sur l’usage et les dépendances aux substances (PUDS) 
  • Explorer la faisabilité et l’acceptabilité de l’administration prolongée de stimulants à forte dose chez les personnes présentant un trouble lié à l’utilisation de méthamphétamine : prolongation d’un essai randomisé contrôlé par placebo (ASCME-EXT)
    • Chercheur principal : Dr Didier Jutras-Aswad (M.D., M. Sc., FRCPC) | Cochercheurs : Dr Paxton Bach (M.D., Ph. D.), Dr Louis-Christophe (M. Sc.), Bernard Le Foll (M.D.), Sara Davidson (M.D.), Ginette Poulin (M.D.)
    • Financement : Ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) et Santé Canada – Programme sur l’usage et les dépendances aux substances (PUDS) 
Publications

SUJET

Soins d'urgence

décriminalisation

Réduction des risques

Application de la loi/incarcération

Traitement par agonistes opioïdes

Suivi des prescriptions

Récupération