Lignes directrices canadiennes sur les troubles liés à la consommation d’alcool

Octobre 2023

Lignes directrices cliniques

Les médecins, infirmières et infirmiers praticiens, pharmaciens, professionnels de la santé réglementés et tout autre personnel clinique et non clinique, avec ou sans formation spécialisée en médecine de la dépendance, qui participent aux soins et à la gestion des personnes, familles et communautés touchées par la consommation d’alcool, la consommation d’alcool à haut risque et les troubles liés à l’usage d’alcool.

La toute première ligne directrice canadienne pour le traitement des troubles à haut risque liés à la consommation d’alcool et à la consommation d’alcool a été publiée en octobre 2023.

Développée en partenariat entre l’Initiative canadienne de recherche sur les questions de substance (CRISM) et le Centre sur l’usage de substances de la Colombie-Britannique (BCCSU), cette ligne directrice fournit 15 recommandations fondées sur des données probantes pour réduire les méfaits associés à la consommation d’alcool à haut risque et pour soutenir le traitement et la guérison des personnes du trouble lié à l’usage d’alcool.

La ligne directrice fournit des recommandations pour la gestion clinique des troubles à haut risque liés à l’alcool et à l’alcool afin d’aider les fournisseurs de soins primaires à mettre en œuvre des interventions de dépistage et de traitement fondées sur des données probantes.

Élaborée par un comité de 36 membres, la ligne directrice s’appuie sur les preuves les plus récentes, le consensus des experts, l’expérience vécue/vécue ainsi que l’expérience clinique à travers le Canada. Il fait des recommandations aux professionnels de soins sur la façon de poser des questions sur l’alcool, diagnostiquer le trouble lié à l’usage d’alcool, gérer le sevrage et élaborer des plans de traitement basés sur les objectifs de la personne.

Lignes directrices cliniques

Dépistage, diagnostic et intervention brève

RECOMMANDATION 1 : Lorsque c’est approprié, les cliniciens devraient se renseigner sur les connaissances actuelles et offrir de l’éducation aux patients adultes et jeunes sur les Directives canadiennes sur l’alcool et la santé, afin de faciliter les discussions sur la consommation d’alcool. (BAS, FORT)

RECOMMANDATION 2 : Tous les patients adultes et jeunes devraient être dépistés régulièrement pour une consommation d’alcool supérieure à faible risque. (MODÉRÉ, FORT)

RECOMMANDATION 3 : Tous les patients adultes et jeunes qui testent positif à l’usage élevé d’alcool devraient passer une entrevue diagnostique pour l’AU selon les critères du DSM-5 et une évaluation supplémentaire afin d’élaborer un plan de traitement si nécessaire. (BAS, FORT)

RECOMMANDATION 4 : Tous les patients qui obtiennent un résultat positif pour une consommation d’alcool à haut risque devraient se voir offrir une intervention brève. (MODÉRÉ, FORT)

Gestion du retrait

RECOMMANDATION 5 : Les cliniciens devraient utiliser des paramètres cliniques, tels que les crises passées ou le delirium tremens passé, ainsi que l’Échelle de Prédiction de la Gravité du Sevrage Alcoolique (PAWSS) pour évaluer le risque de complications graves du sevrage alcoolique et déterminer une voie de gestion appropriée du sevrage. (MODÉRÉ, FORT)

 RECOMMENDATION 6: For patients at low risk of severe complications of alcohol withdrawal (e.g., PAWSS < 4), clinicians should consider offering non-benzodiazepine medications, such as gabapentin, carbamazepine or clonidine for withdrawal management in an outpatient setting (e.g., primary care, virtual). (gabapentin: MODERATE, STRONG; carbamazepine, clonidine: LOW, STRONG)

RECOMMANDATION 7 : Pour les patients à haut risque de complications graves du sevrage (par exemple, PAWSS ≥ 4), les cliniciens devraient offrir une prescription à court terme de benzodiazépines, idéalement en milieu hospitalier (c’est-à-dire dans un centre de gestion du sevrage ou à l’hôpital). Cependant, lorsqu’il existe des obstacles à l’admission en hospitalisation, les benzodiazépines peuvent être offerts en milieu ambulatoire si les patients peuvent être étroitement surveillés. (AIGU, FORT)

RECOMMANDATION 8 : Tous les patients qui complètent la gestion du sevrage devraient se voir offrir des soins TU continus. (BAS, FORT)

Soins continus – Interventions de traitement psychosocial

RECOMMANDATION 9 : Les adultes et les jeunes souffrant d’un TCA léger à sévère devraient recevoir des informations et des références vers des interventions psychosociales dirigées par des spécialistes dans la communauté. (MODÉRÉ, FORT)

Soins continus – Pharmacothérapie

RECOMMANDATION 10 : Les patients adultes atteints d’un TCA modéré à sévère devraient se voir offrir la naltrexone ou l’acamprosate comme pharmacothérapie de première intention afin de soutenir l’atteinte des objectifs thérapeutiques identifiés par le patient.

  1. La naltrexone est recommandée pour les patients dont le traitement vise soit l’abstinence, soit une réduction de la consommation d’alcool.
  2. L’acamprosate est recommandé pour les patients dont l’objectif thérapeutique est l’abstinence. (AIGU, FORT)

RECOMMANDATION 11 : Les patients adultes avec un TDA modéré à sévère qui ne bénéficient pas, n’ont pas de contre-indications ou n’expriment pas une préférence pour une alternative aux médicaments de première intention peuvent se voir proposer du topiramate ou du gabapentine. (Topiramat : MODÉRÉ, FORT; Gabapentin : BAS, CONDITIONNEL)

RECOMMANDATION 12 : Les patients adultes et jeunes ne devraient pas se voir prescrire d’antipsychotiques ou d’antidépresseurs ISRS pour le traitement de l’UA (MODÉRÉ, FORT)

RECOMMANDATION 13 : La prescription d’antidépresseurs ISRS n’est pas recommandée pour les patients adultes et jeunes atteints de TCA et d’un trouble anxieux ou dépressif concomitant. (MODÉRÉ, FORT)

RECOMMANDATION 14 : Les benzodiazépines ne devraient pas être prescrites comme traitement continu pour l’AUD. (ÉLEVÉ, FORT)

Soutiens et programmes communautaires

RECOMMANDATION 15 : Les adultes et les jeunes ayant un TCA léger à sévère devraient recevoir des informations et des références vers des groupes de soutien par les pairs et d’autres services orientés vers le rétablissement dans la communauté. (MODÉRÉ, FORT)

Le JAMC

Un résumé des lignes directrices a été publié dans le Journal de l’Association médicale canadienne (CMAJ) le 16 octobre 2023.

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Sujet

Soins d’urgence

Dépénalisation

Réduction des méfaits

Application de la loi/incarcération

Concordance entre le dépistage urinaire de drogues et l’utilisation autodéclarée dans le contexte d’un essai pragmatique randomisé contrôlé chez des personnes atteintes de trouble d’usage d’opioïdes sur ordonnance : Concordance entre le dépistage de drogues dans l’urine et l’usage autodéclaré dans le contexte d’un essai pragmatique contrôlé à répartition aléatoire chez des personnes présentant un trouble lié à l’usage d’opioïdes vendus sur ordonnance

Bastien G, Abboud A, McAnulty C, Mahroug A, Le Foll B, Socias ME, Juteau LC, Dubreucq S, Jutras-Aswad D., Can J Psychiatrie. 2025

Traitement par agoniste des opioïdes

Surveillance des prescriptions

Récupération

Substance

Alcool

Cannabis

Usage de drogues injectables

Tabac/nicotine

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