ASCME
Ajout d’un stimulant à haute dose et de gestion des contingences axée sur l’engagement, seul et en combinaison, au traitement habituel pour la prise en charge du trouble lié à l’usage de méthamphétamine (ASCME) : un essai contrôlé multicentrique multicentrique et randomisé pancanadien
À propos
Un essai clinique multicentrique, à quatre bras, en aveugle, randomisé et contrôlé par placebo, examinant l’efficacité de l’ajout de la lisdexamfétamine (250 mg) et de la gestion de contingence, seule ou en combinaison, au traitement habituel pour réduire les jours d’utilisation de méthamphétamine chez les adultes souffrant d’un trouble modéré à sévère lié à l’usage de méthamphétamine.
Recrutement en cours.
Didier Jutras-Aswad, MD, MS, FRCPC
Adultes âgés de 18 à 55 ans, diagnostiqués avec une maladie modérée à sévère Troubles liés à l’usage de méthamphétamine (AM).
Essai multicentrique, à 4 bras, randomisé, en double aveugle (composante LDX-01), ouvert (composante CM ), à dose croissante, contrôlé par placebo.
Co-chercheurs et sites participants
Objectifs
Objectif principal :
- Déterminer si l’ajout de lisdexamfétamine (LDX) à haute dose et de MC axée sur l’engagement, seul et en combinaison, à la TAU réduit les jours d’utilisation de l’AM chez les personnes atteintes d’un trouble modéré à sévère de l’usage de l’AM dans une période de traitement d’entretien de 12 semaines.
Objectif secondaire :
- Mesurez l’effet des interventions entre les groupes d’étude sur des résultats cliniquement pertinents , y compris la qualité de vie, la rétention, d’autres indicateurs de l’AM et d’autres usages de substances, la santé mentale, la satisfaction et l’engagement dans le traitement, les envies, la sécurité et la rentabilité.
- Évaluer l’emploi, l’interaction avec le système de justice pénale, les comportements à risque, l’usage auto-déclaré d’autres substances et problèmes connexes, ainsi que d’autres résultats liés à la santé, et explorer les prédicteurs du succès du traitement.
Contexte
À l’échelle mondiale, la méthamphétamine (AM) et d’autres drogues stimulantes sont la deuxième substance illicite la plus utilisée après le cannabis, qui est maintenant légal dans certaines juridictions (Nations Unies, 2018). Bien que la prévalence globale de l’utilisation de l’AM au Canada soit faible — 3,7% des Canadiens âgés de 15 ans et plus déclarent avoir utilisé l’AM au moins une fois (Nations Unies, 2019) — l’utilisation de l’AM devient un enjeu croissant pour la santé publique.
L’augmentation de l’utilisation de l’AM au Canada coïncide avec sa présence croissante sur le marché illicite des drogues. Les taux de possession de MA ont augmenté de 590% entre 2010 et 2017, et la quantité de MA saisie par les forces de l’ordre a augmenté de 200% entre 2014 et 2016. (Canadian-Centre-on-Substance-Abuse, 2018) L’AM présente un fort potentiel d’abus avec des symptômes de trouble lié à l’usage de substances pouvant se manifester dans la semaine suivant l’exposition initiale. (American-Psychiatric-Association, 2013) Les symptômes de sevrage incluent de la fatigue, de la dépression, des idées suicidaires, de l’anxiété et des envies intenses. (Canadian-Centre-on-Substance-Abuse, 2018) L’usage à long terme est associé à des symptômes psychotiques (par exemple, paranoïa, hallucinations), à des comportements violents, à l’automutilation, à des symptômes dépressifs et à des pensées suicidaires, ainsi qu’à un risque accru de transmission du VIH et de l’hépatite C (principalement à cause de comportements à haut risque) et d’événements cardiovasculaires. (Canadian-Centre-on-Substance-Abuse, 2018; Siefried et al., 2020; Vearrier et al., 2012)
Il n’existe actuellement aucun traitement pharmaceutique approuvé par Santé Canada ou d’autres organismes de réglementation. La prise en charge clinique standard est couramment utilisée, intégrant des composantes de thérapie cognitivo-comportementale et motivationnelle, mais il existe peu d’interventions fondées sur des preuves largement disponibles pour le traitement du trouble lié à l’utilisation de l’AM. Alors que l’utilisation de l’AM augmente au Canada, il devient urgent d’adopter une approche thérapeutique complète du trouble lié à l’utilisation de l’AM, incluant à la fois des options de traitement pharmacologique et psychosociale. (Hill, 2015)
Étude annexe
- Faire progresser la compréhension des essais cliniques randomisés en recherche sur l’usage de substances (AURA) : évaluation qualitative de la participation à la recherche sur les troubles liés à l’usage de méthamphétamine.
- PIs : Lindsey Richardson (PhD), Kate Jaffe | Co-I : Dr Didier Jutras-Aswad (MD, MS, FRCPC)
- Financement : Programme sur l’usage et la dépendance aux substances (SUAP)
- Explorer la faisabilité et l’acceptabilité de l’administration prolongée de stimulants à haute dose chez les personnes atteintes d’un trouble lié à l’usage de méthamphétamine : une extension d’un essai randomisé contrôlé par placebo (ASCME-EXT)
- PI : Dr Didier Jutras-Aswad (MD, MS, FRCPC)| Co-responsables : Dr Paxton Bach (MD, PhD), Dr Louis-Christophe (MS, MSc), Bernard Le Foll (MD), Davidson, Sara (MD), Poulin, Ginette (MD)
- Financement : Ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) & Santé Canada – Programme sur l’usage et la dépendance aux substances (SUAP)
Publications
- Bach, P., Le Foll, B., Davidson, S., de Kiewit, A., Bakouni, H., Poulin, G., Ghosh, M., & Jutras-Aswad, D. (2025). Un protocole pour la gestion à forte dose de lisdexamfétamine et de contingence, seul ou en combinaison, pour le traitement du trouble lisombétamine : l’étude ASCME. Essais cliniques contemporains, 153, Article 107502.